Haikus, poèmes, créations littéraires

Pendant le confinement, la créativité des adhérents continue…

Chanson pour le café… gem pas le confinement !

 

Ce matin, engourdi dans ses pensées
Lecture salvatrice
De plusieurs pages de roman.
 David Barbazanges

Quand j’étais surveillante d’internat,
j’avais affiché dans mon dortoir :
« Prière d’éteindre après 21h »
Une main, qui ne manquait pas d’AIR,
avait rajouté un R après le T du verbe !
Marie Françoise Millet

Le virus nous pompe l’AIR
Sans R pour s’étreindre,
On va s’éteindre !
Marie Françoise Millet

Dis quand reviendras tu
Dis au moins le sais tu
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère
Que tout le temps perdu ne se rattrape plus

La plupart des animaux sont sympathiques
et me sont agréables, mais j’avoue
que ces derniers temps je panique
je m’arrache les cheveux, je souris
jaune en pensant aux chauve souris

Dis quand reviendras tu
Dis au moins le sais tu

Les couronnes de fleurs , la couronne
de la galette des rois ,les couronnes
c’est le faste, la fête, Versailles
mais si un virus décide de prendre la couronne
c’est la nuit, comme si le soleil ne revenait plus

que tout le temps qui passe
ne se rattrape guère

Confinons nous les uns sans les autres
élevons des barricades devant les gestes familiers
confinons nous dans nos pensées
jusqu’aux confins de la solitude
mais évitons toutefois d’être déconfits

Dis quand reviendras tu
au moins le sais tu
Barbara et Daniel

Avril beau poisson
dans les flots vifs et limpides
Aveugle à la Farce

Visage fouetté
Amorce de la vieillesse
Regard de printemps
Silhouette sans visage
Démarches somnambuliques
Oh rêves fantômes !
La mer respire à bas bruit
Le rocher impose sa présence
Le sable crisse impuissant

Pâques comme des cloches !
Cloches sans voies, sans timbres
Devant la révolte du vivant
devant le carillon de détresse
Humains bien cachés
Pour les œufs enchocolatés
La Pâque sonnée !!
Anne Marie Charlier

Pèlerin, tu ne marcheras jamais assez
L’horizon est une barrière de prison
Que jamais on atteint
Florent Charlier

Corbeau si fabuleux
Tu n’as pourtant pas le corps beau!
Florent Charlier

Mouches à merde
Démoralisantes quand
Elles envahissent notre confinage
Florent Charlier

Feutres, pinceaux, peinture,
Encre de chine : je ne vous
Oublie pas pendant la
Pandémie Covid-19
Florent Charlier

Passions naissantes
malgré tout, jamais trop tard
Ouverture par les mots

Silence des paroles
Murmure de l’abeille
Symphonie des oiseaux
Bruit des neurones

Regard ébloui
Lumière constructive
Vision orientée
Destin remanié

Chaleur pénétrante
Rêves et pensées perturbées
Mental irradié

Tissage du temps
Entrelacs de mémoire
Une vie emmêlée

Banc languissant
Chaise en attente longue
Foule solitaire

Extérieur en tentation
Émulsion du désir
contrainte réparatrice

Ordre souverain
Désobéissance humaine
sentence du clairon
Anne-Marie Charlier

Pour l’info
Sans gâteau
Pour l’instant
sans les gens

pour la musique,
de Malik
en portée de tes mots
vol au vent sans piano

pour un café
celui que Gem
c’est pas gagné
revenir à la crème,

pour moi respirer
au moins l’imaginer
pour moi résister
au mieux me déguiser

la bête en moi
n’oublie pas
expulser ses larmes
de tout ce drame

puissance tu pousse
exaltant tes feuillages
alors que certains toussent
alors que d’autres partent en voyages

combien combinent
combien cuisinent
combien dessinent
quels sont nos désirs ?

clamser de rires vive voix,
comme les anciens
écrire une autre comédie
et pour chacun
et nous tous en explosion
de joie fraternelle, Alleluia
Olivia

La confinaison mi dentelle, mi froufrou
partout que des gros trous
bouche les tous
prendre sa bouche par la main
paroles, chansons, musique
et des amis avec des mots doux
Daniel Vincent

Espace-monde immobile
Confinement planétaire
Le temps ouvre ses portes
Voyage vertigineux
Dans les espaces du dedans
Marie-Françoise Millet

Vert le gazon
La tête rouge du pivert
Pilonne les fourmis
Denis Varin

T’as du poil aux pattes
Toi, le pissenlit ?
C’est l’oiseau qui me l’a dit
Quand ça repousse,
Ça gratte…
D’ailleurs, tu plisses la frimousse
Isabelle Lamouret

Suspendu à ses branches
Il tient bon l’arbre mort
Sur lui la forêt veille
Denis Varin

Aujourd’hui, un papillon jaune, là, devant
Ailes mobiles, effet scintillant
Beauté du monde avec des yeux d’enfant
Isabelle Lamouret

Fraîcheur du matin
deux chardonnerets
Épilent un pissenlit
Denis Varin

Page blanche de l »agenda
Silence d’un champ de neige…
Coup de fil,
Trace d’oiseau
Marie Françoise Millet

Masques et gants blancs
Apparences silencieuses
Ruban gris de la rue déserte
Une ligne blanche dans le bleu

Et le temps incolore
François Schmidt

Voile sur la nuit
Ombre pandémie
Lourdeur insomnie
Pensée sans répit
Karine Mintoff

Ce printemps en confinement,
Absolument rien
absolument tout
Odile Fandre

Blotti contre mon flanc
Félin sommeillant
Doux gémissements
Extatiques ronronnements
Karine Mintoff

Avril, éveil des arbres
Barbes à papa vert pale
Tendre écume sur troncs solitaires
Passants absents
Marie-Françoise Millet

Invitation du soleil
Barreaux de rayons
Prisonnière à la fenêtre,
Respirer le printemps
Marie-Françoise Millet et Isabelle Lamouret

Aujourd’hui, dehors,
Un pigeon mauve et crème
Trotteur des rues,
Voltigeur de mon cœur
Arc en ciel de roucoulements
Isabelle Lamouret

Le maintenant si long
La mémoire douloureuse
Le temps étirable
Et pourtant le ciel si bleu
Et l’oiseau si noir
François Schmidt


Véronique Valette

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