Edition

« Ma vie dans leurs yeux »

Par Isabelle Lamouret

Il y a tant de manières de raconter sa vie ! Une vie, c’est toujours intéressant. Si vous en doutez, songez —ne serait-ce qu’une poignée de secondes— à tous ces disparus, effacés par la guerre, la misère ou simplement l’oubli, qui, silencieux et invisibles réclament la justice d’un récit, d’une histoire, d’une mémoire. Donc Isabelle a voulu d’une certaine manière rendre justice à sa propre mémoire en racontant sa vie. Pas n’importe comment, mais en prenant à témoin les compagnons successifs de son histoire chahutée par la maladie, traversée de malheurs et parfois, Dieu merci, d’heureuses embellies. Ses compagnons de vie sont des animaux, des chats, des chiens, dont les yeux brillent la nuit et luisent de tendresse dans la clarté des jours. Sa vie, nous dit-elle, fait avec ses animaux un tout indissociable, un récit inextricablement mêlé. Son histoire, ajoutera-t-elle, c’est aussi, au-delà des combats contre la maladie, des amours et des chagrins, l’avènement d’une cause qui la bouleverse et la transcende, d’une insurrection de tout son être contre le mal que l’on fait aux animaux, d’une compassion absolue pour les êtres vivants (dont nous sommes, cela dit entre parenthèses).

Ce livre s’adresse à ceux-là, réputés incapables de faire du mal à une mouche qui n’ont pas encore eu l’occasion en s’attablant devant leur steak saignant, de remonter la chaîne qui va de l’étable à l’abattoir et de la vache en carcasse à leur assiette. Il s’adresse aussi à ceux qui se croient seuls à souffrir et, comme les animaux, à ne pouvoir le dire ; Isabelle les invite à entrer dans la ronde des êtres sensibles.

Bernard Weber

Télécharger le bon de souscription

 « Rêver, on peut ! »

Novembre 2017

Les éditions du CaféGEM publient leur cinquième ouvrage « Rêver, on peut ! ». Un ensemble de poèmes, d’essais, de fictions et de témoignages rassemblé dans une publication d’une centaine de pages. Sous la houlette de Bernard Weber, le Comité de lecture a choisi des textes écrits par les adhérents autour du thème du rêve.

L’interrogation est ambiguë, ambivalente, à prendre avec des pincettes. L’affirmation : « Rêver, on peut !« , est beaucoup plus confortable,  elle autorise et sous entend des conseils possibles quant au mode d’emploi. Elle ne  manque pas néanmoins d’ironie, en creusant un peu, par exemple en politique, « On a le droit de rêver… mais permettez-moi d’en rester au bon vieux pragmatisme » etc…

 « Où es-tu ? »

Les cinq contributions rassemblées sous cette question ont en commun l’ambition « d’écrire la vie ». Elles se partagent aussi une préoccupation à laquelle fait écho le titre : écrire l’amour que je vis, tel que je l’ai vécu, tel que je rêve de le vivre, bientôt, plus tard, à jamais… et peut-être l’absence d’amour dans ma ive, sa dérobade, l’horreur de e qui se fait passer pour tel…

Le « Où es-tu ? » est le titre de ce livre parce qu’il ressort de la lecture de chacun des textes une quête éperdue – souvent déçue, toujours recommencée – d’un objet qui ne peut-être autre qu’un TU…

Paroles dépliées

paroles-deplieesAprès le texte d’Alain Baroteaux, « Gloire à la liberté » paru en 2010, nous avons publié « Le cri de la muette » de Jade en 2012. C’était un pas supplémentaire dans l’engagement que nous avons pris de faire connaitre et partager des textes témoins d’un certain courage de vivre. une collection avait commencé dont le troisième titre annoncé pour la fin 2012, parait enfin en mai 2013.

Cette nouvelle livraison n’est pas exclusivement consacrée à un texte original, elle consiste plutôt dans le recueil de cinq contributions très différentes les unes des autres mais que rapproche la commune préoccupation de parler la vie. Entreprise plurielle à laquelle nous avons donné le titre de « Paroles dépliées ».

« Gloire à la liberté » Alain Baroteaux

gloire-a-la-liberteAlain Baroteaux présente son livre « Gloire à la Liberté » aux éditions « Cafégem »

Alain Baroteaux est infirme moteur cérébral de naissance. Dans un texte bref, sobre et non dépourvu d’humour, il témoigne de sa vie placée sous le signe du handicap, de la stigmatisation empoisonnant la moindre tentative, du découragement et du désespoir toujours plus proches et toujours rebutés, de l’incessant combat mené pour agir et parler par et pour soi-même.

Il nous a semblé nécessaire de publier ce témoignage dont chaque ligne est une invitation à se mettre en chemin vers la liberté.

Le Cri de la muette

[épuisé]

le-cri-de-la-muetteJade

« J’ai envie de dire l’indicible et de nommer l’innommable. » L’auteur de ces mots est une jeune femme, qui vient de publier un ouvrage, « Le cri de la muette », sous le pseudonyme de Jade.

Victime d’inceste à l’âge de 7 ans, Jade a vécu ses jeunes années dans la violence, les coups. Un traumatisme grave qui a eu, et a encore, des conséquences sur sa vie sociale, familiale, estudiantine, professionnelle, sentimentale. Prise de stupéfiants, envies morbides, hospitalisations en services psychiatriques, Jade a connu des moments très difficiles.

Aujourd’hui, suivie et entourée par une équipe de professionnels spécialisés, Jade a appris à supporter cette douleur et à vivre différemment avec elle. Elle fréquente le Cafégem, participe à un atelier d’écriture, avec l’écrivain Bernard Weber. « Il m’a encouragée à écrire. Je me suis lancée, après un moment de réflexion, le temps que ça se construise dans ma tête. » Jade a voulu écrire pour enfin briser le silence. « Je veux retrouver la voix de mes 7 ans, dire avec mes mots d’adulte ce que j’ai enduré, supporté, durant tant d’années. En alignant les mots, un à un, avoir le courage de retrouver ma voix d’enfant abusée et désabusée »…