« Ombre sur l’Hudson » Isaac Bashevis Singer

Fred Pougeard lit des extraits de l’œuvre d’Isaac Bashevis Singer

Singer Singer écrit en yiddish :

« Les gens me demandent souvent pourquoi j’écris dans une langue qui se meurt. J’aime écrire des histoires de fantômes et rien ne va mieux à un fantôme qu’une langue qui se meurt. »

Depuis le jour, il y a plus de dix ans, où j’ai ouvert le beau Monsieur de Cracovie, l’œuvre de Singer ne m’a plus quitté. Les histoires nouvelles et romans, qui l’a écrites, sont traversées par des personnages, des anti-héros qui souvent se ressemblent : juifs déracinés, ayant quitté l’Europe que l’Allemagne nazie se préparait à dominer, pour l’Amérique ; déchirés entre leurs croyances traditionnelles et la vie dans la société de consommation, extrêmement matérialiste de l’après deuxième guerre mondiale ; déchirés aussi par le fait d’avoir survécu sans plus savoir comment vivre (Ombre sur l’Hudson). C’est l’histoire et la mémoire personnelle de Singer, réfugié aux États-Unis avec son frère à partir de 1935, qui apparait partout en filigrane.

FP

Ombres sur l’Hudson